lundi 24 avril 2017

Remarques de lendemain






Les progressistes l’ont emporté hier soir, c’est aussi une des leçons de ce premier tour des présidentielles.

On avait ironisé sur Emmanuel MACRON. Quoi qu’on en dise son parcours est remarquable : parti de rien il a créé son mouvement de renouvellement, mouvement optimiste qui semble clairement avoir intéressé nombre d’électeurs, socialistes, gaullistes, centristes humanistes ou d’autres encore ne se reconnaissant plus dans tel ou tel parti.

Le PS est laminé historiquement avec un candidat ex frondeur devenu vite inaudible qui a préféré chasser sur les terres déjà labourées par MELENCHON plutôt que de rassembler sa famille politique. Les Républicains sont accablés par l’effondrement éthique et l’entêtement politique de FILLON. 

Quant à MELENCHON sa position à ce stade est incompréhensible : c’est une faute pour ce leader de ne pas se prononcer au moins à titre personnel contre le FN. J’espère qu’il saura mûrir sa réflexion.

Reste le FN dans sa partie de mistigri qui dure depuis si longtemps : le père, la fille et demain la nièce. Pour la deuxième fois en quinze ans, un parti nationaliste et xénophobe, manipulé par un clan familial cynique et affairiste, se qualifie pour l’échéance majeure de notre vie politique. Sa qualification finale signerait une faillite totale, un désastre majeur  pour notre pays et pas seulement dans l’ordre des  mots. C’est une claire réalité.

Il reste à gagner le deuxième tour. Rien n’est encore joué,  restons mobilisés.
Il s’agira demain pour Emmanuel MACRON d’ouvrir un arc progressiste, d’avoir le courage de proposer à notre société une construction commune. La tâche va être rude. 

Au niveau local même si tout le monde sait bien que chaque élection est spécifique de par sa nature je m’amuse à lire certains commentaires, toujours des mêmes, avec des projections sur des élections plus locales à venir …  Ils tourneboulent depuis des lustres en prenant leurs désirs pour des réalités.

Une chose par contre est notable : le score du FN est à Guebwiller de 5 points supérieur à celui du premier tour de 2012. Cela porte du sens et mérite considération.


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samedi 4 mars 2017

Un bien beau formulaire !








J’ai dénoncé dans un récent post sur mon mur Facebook le formulaire adressé par l’adjoint MECHLER aux associations culturelles souhaitant obtenir une subvention de la Ville.

On le trouvera ci-dessous dans son intégralité pour la bonne et juste information de tous avec une pensée « compatissante » pour les quelques détracteurs qui à force de vouloir aller trop vite en besogne se sont enlisés tout seuls. 

Le document comprend bien 14 pages en faisant fi du courrier et de la page de garde.
C’est déjà assez extraordinaire.

Je ne peux m’empêcher de revenir sur le ton et la façon de faire.

Le ton d’abord. Dans le courrier signé par l’adjoint MECHLER on peut lire : « le dossier complet devra nous être adressé par voie postale pour le 6 mars 2017 au plus tard (..) et un peu plus loin « le cachet de la poste faisant foi. » On se croirait aux impôts et on redoute les sous-entendus : pas de subvention pour toute demande arrivée après cette date fatidique ou peut-être y aura-t-il des pénalités ? J’observe aussi que le courrier est daté du 8 février : il va falloir faire vite !

Sur la méthode je reste absolument persuadé que le parti pris est celui de décourager les associations en s’abritant derrière un document fourre-tout, touffu, permettant le cas échéant d’en  mettre l’une ou l’autre  dans l’embarras. Certaines sans doute pouvant espérer s’en sortir mieux que d’autres du fait d’une heureuse proximité avec Monsieur le  Maire?  

Je passe sur les détails du document et laisse à chacun sa libre appréciation.

De l’ordre d’un copier-coller formel et passe-partout il révèle la plus totale indifférence pour les réalités de l’histoire de la ville, de celle de ses  associations et de leurs intérêts. 

Certains passages relèvent en outre de l’ignorance voire de l’incompétence. 
La page 14 du document est à elle seule remarquable quand on voit la liste des pièces à joindre et qu’on peut lire « certifie que l’association est régulièrement déclarée à la Préfecture (..) ». Quelqu’un, un tant soit peu au courant des choses, sait bien qu’en  Alsace Moselle les associations sont déclarées au Tribunal d’Instance ! Mais le rédacteur à l’évidence ne l’est pas.

Bref c’est mauvais, c’est du grand n’importe quoi.
Comment cet adjoint a-t-il pu produire un truc pareil ? Comment les élus et la présidente de la commission concernés ont-ils pu le laisser passer ? 


C’est se moquer des associations. C’est tout simplement se moquer du monde.




dimanche 12 février 2017

Ethique et politique ou « Les grenouilles qui demandent un roi »




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La problématique est vieille comme le monde et se décline partout, toujours, à tous les niveaux, dans tous les régimes. Le pouvoir source de puissance, de profits et d’intérêts attire et il se trouve des gens prêts à tout pour y accéder et à tout faire pour s’y maintenir. Et tous les moyens sont bons, c’est un truisme. Le démagogue était déjà personnage dans la vie politique de la Grèce antique mais la période que nous vivons est de ce point de vue quand même assez extraordinaire.
  
Manipulations, confusionisme, désinformation, mensonges, dissimulations, tricheries, rumeurs  … Tout un univers de « télé réalité » entre en politique. Il est symptomatique qu’un personnage d’émissions de télé-réalité ait été élu président du premier pays du monde, comme de voir un acteur comique élu en Italie et un autre président de tel pays d’Amérique centrale. 
« Les grenouilles se lassant des l’état démocratique... » J’ai depuis quelques jours en tête la petite musique de ce début de fable.

Droite, gauche, centre, droite extrême … tous les horizons du spectre politique ont été ou sont concernés par « leur » scandale. On le voit même chez les personnages les plus éminents et les plus inattendus. La profusion est telle que tout semble pourri ! Certains, qui ne sont pourtant pas des plus irréprochables, en ont été même jusqu’à faire du « Tous pourris » le slogan emblématique de leur action politique tout en s’affairant méthodiquement à charger la barque. 

Sans doute le personnel politique a-t-il sa part de responsabilité mais en rester là et s’en servir comme argument politicien exclusif est malhonnête. Les citoyens, le « peuple » comme s’en gargarisent les mêmes, y ont sans doute aussi leur part. Après tout que ceux qui se contentent de slogans et se satisfont de strass et de paillettes, avec escamoteurs, bateleurs  et bonimenteurs… ne soient pas surpris quand s’éteignent les lumières de leur spectacle. Le spectacle est toujours payant.

J’en reste quant à moi  plus que jamais  fidèle aux principes et aux valeurs, oui aux « valeurs », de notre pacte républicain. Montesquieu et Rousseau. On n’a pas fait mieux.
J’avais repris sur mon blog de campagne en 2008 cette phrase de Rousseau, « ceux qui cherchaient à traiter différemment la politique et la morale ne comprendraient jamais ni l'une ni l'autre».
Et puis la morale, l’éthique ont pour moi une place prioritaire chez les élus et à tous les niveaux. J’en connais, autour de moi,une foule qui travaillent dans cet esprit mais aussi l’un ou l’autre, très rare en réalité, à total contre-emploi. 

A mon niveau à moi j’avais par exemple mis en place une « charte éthique » engageant toute mon équipe municipale, j’avais refusé toute forme d’enrichissement même légal ou toute forme de chasse aux indemnités... j’avais même été jusqu’à interdire aux enfants des membres de ma majorité de postuler aux emplois d’été à la mairie ! On me l’avait reproché amicalement mais j’avais et j’ai toujours la conviction qu’un élu doit être au service de l’intérêt général dans les faits et dans l’action et pas seulement en paroles au temps des promesses.
Mensonges, dissimulation, manipulations, affairisme, intérêts personnels, clientélisme, hypocrisie, cynisme, démagogie  ... me restent totalement étrangers. Chacun a pu le voir et chacun le sait bien.

Entre l’«Etat démocratique», la Grue ou le Soliveau il y a longtemps que j’ai choisi.  


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vendredi 30 décembre 2016

FUHRER ferme !





C’est un grand choc. Je viens d’apprendre que ce magasin,  mythique pour moi, fermait ses portes.

Que de souvenirs ! 

Le premier et le plus beau sans doute :  mon sac à dos en cuir pour le CP orné d’ un magnifique cheval. Ce sac offert par ma grand-mère, je l’ai traîné jusqu’à la fac, cousu et recousu régulièrement par Mr Fuhrer (grand père). Il existe toujours : fruit de la qualité et du savoir-faire.
Et aussi les paires de ski : Rossignol Djin, St Compétition, Dynamic 17 et 27 et mes préférés les  Fischer Racing Cut montés avec soin et savoir-faire par Gilbert Fuhrer, homme passionné et toujours au fait des  nouveautés techniques. 
FUHRER est une histoire de famille transmise avec passion et détermination. Des personnes discrètes et tournées vers le client. Quasiment une institution.

Je me souviens d’avoir reçu en mairie Mme Fuhrer grand mère qui n’avait pas loin de 100 ans. Toujours la même, égale à elle-même, celle que je voyais grande, droite derrière son comptoir, l’oeil à tout et que personne ne reprenait, véritable « tour de contrôle » du magasin. 

FUHRER c’est ma jeunesse, une partie de mon histoire de Guebwillerois mais aussi de celle de toute la vallée.

FUHRER ferme ses portes. Ainsi le veulent les actuelles  lois du marché et nos nouvelles habitudes de consommation. Malheureusement pour notre ville et tout notre  territoire. 
Nous perdons un peu de notre âme, de notre histoire, de notre identité. 

Je suis en colère quand je vois celui qui prétendait redynamiser le commerce local avec des recettes d’un autre âge et qui ne fonctionnent pas, jamais, nulle part. Les investissements pharaoniques de la Rue de la République et le changement dogmatique du sens de circulation, par exemple, n’ont servi à rien et ont même eu des effets pervers. 

Seule une activité économique retrouvée sur le territoire pourra changer la donne. Et là on retrouve le même : Francis Kleitz chargé du développement économique à la COMCOM. Qu’a-t-il donc fait exactement depuis presque trois ans maintenant? Quelles initiatives a-t-il prises? Quel bilan peut-il afficher dans son domaine de compétences ?
RIEN, strictement RIEN. Cela commence à être de notoriété publique  et irrite de plus en plus les élus et responsables communautaires. La fronde spectaculaire que le maire de Guebwiller a dû subir lors du dernier du Conseil de Communauté est révélatrice d’un  ras le bol généralisé. 

J’observe aussi que ce n’est pas en se  gargarisant simplement de belles  formules comme «commerce de proximité » que l’on fait avancer les choses alors que des parkings standards, fades, banals des zones commerciales ne désemplissent quasiment pas.

Beaucoup de commerçants souffrent, sans doute. En même temps ils sont incapables de se rassembler, de travailler vraiment ensemble sur de vrais projets et non selon des recettes paresseuses et  archaïques. La faute à qui là aussi? Qui a instrumentalisé l’association des commerçants pour en faire une structure politicienne de conquête de pouvoir ?  Qui se révèle une fois élu totalement incapable de mettre en œuvre une politique commerciale dynamique comme il s’y était engagé ? Depuis 3 ans maintenant ;

Notre environnement et nos habitudes commerciales sont sans doute devenus globalement uniformes et insipides. 
Les mêmes d’entre nous qui s’agglutinent sur les  parkings géants pas très loin, pleurent – ou font semblant de pleurer -  quand des commerces disparaissent à Guebwiller. Les mêmes qui exigent de tout avoir sur place font des kilomètres pour une boite de conserve moins chère ailleurs.

La maison FUHRER a été une institution qui, à sa place, à sa façon, avec ses propriétaires et ses personnels a fait de notre ville ce qu’elle est. Je voulais en porter ici le témoignage.

Je voudrais aussi en profiter pour saluer ici certains commerçants, auxquels je pense, qui comme FUHRER font leur métier et bien leur métier. Ils existent et en nombre. On les reconnaît facilement. Ils sont accueillants, positifs, imaginatifs. Leurs magasins ne désemplissent pas. On a plaisir à y aller.


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jeudi 27 octobre 2016

C' est du brutal





La « réaction » de F Kleitz à l’article paru dans la presse relativement au mécontentement des commerçants est un modèle de mauvaise foi et de manipulation qui cache mal les difficultés dans lesquelles il s’empêtre. 
A l’évidence F Kleitz a cédé. Au final c’est maintenant tout et rien et cela aurait pu être évité avec un projet cohérent et concerté. Mais ça...
L’urgence  pour lui est d’occuper l’espace médiatique pour  essayer de faire bonne figure ! Et au point où il en est d’user de très grosses ficelles pour essayer de survivre ... 

Petite explication de texte.

F Kleitz commence par admettre une réalité qu’il qualifie de « polémique » et se présente  aussitôt dans le rôle de sauveur, de Deus ex machina pour poser les choses face à l’urgence. En oubliant bien sûr qu’il en est la cause. C’est l’arrosé qui explique à l’arroseur comment tenir le tuyau !

Il continue par un gros, gros mensonge asséné avec un magnifique culot « le projet s’est construit avec les principaux acteurs concernés » en feignant d’oublier que le manque de concertation est justement LE nœud du problème, suivi d’un magnifique et tout à fait invérifiable « les différentes remarques ont été entendues ». L’énoncé est clair, est net comme une vérité d’évidence sauf que la réalité elle …

Je relève aussi que « les principaux acteurs concernés » et associés ici deviennent quelques lignes plus bas le président de l’association des commerçants. « J’ai personnellement rencontré M Kilzer, président de l’association des commerçants et, après concertation, une solution commune a été trouvée ». Magnifique langue de bois politicienne (personnellement, après concertation) et tentative de sortir d’un mauvais pas par un grand, grand classique : jouer les uns contre les autres, la légitimité contre l’illégitimité. C’est le fameux « diviser pour régner ». Et je n’entre pas ici dans la querelle de la représentativité de l’association en question. 

Extraordinaire aussi le moment où il justifie son choix par des contraintes techniques et de sécurité dans un énoncé passe-partout et interchangeable qui ne signifie absolument rien. Je pense au contraire que les contraintes techniques du nouveau site sont difficiles voire insurmontables. Cerise sur le même gâteau l’exemple des commerçants d’Obernai, taillé sur mesure et incontrôlable, qui me fait penser à une citation caviardée d’une copie de baccalauréat ! 

J’adore le passage où il se donne le beau rôle en évoquant « la » mauvaise alternative  du Parc de la Marseillaise. Autre beau et grand classique qui s’appelle manipulation puisqu’en réalité il y avait « plusieurs » alternatives.

Je raffole du vocabulaire guerrier, des phrases courtes et du mode indicatif (celui des faits réels! Mais oui !) utilisés pour montrer la détermination sans faille et inébranlable de Monsieur le maire. On aboutira  forcément à la pépite  «  La patinoire occupera donc le parvis de l’hôtel de ville » avec un « donc » qui à lui seul vaut toutes les messes.

Et encore de la rouerie dans son plus bel état : « Les arbres, qui devaient être enlevés dans le cadre du projet de réaménagement de la place de l’hôtel de ville en 2017, le seront donc par anticipation ». Superbe passage qui élude la question du bien fondé de l’abattage des arbres puisqu’il entre « donc » dans le cadre « du » projet acquis de réaménagement de la place. J’adore  l’utilisation du mot « enlèvement » en lieu et place de celui de celui d’ « abattage » pourtant approprié mais si brutal. Accessoirement on aura noté que nous sommes dans une démarche maîtrisée et par anticipation. M le maire en bon stratège sait prévoir et anticiper…

Je pourrais continuer comme cela à perte de vue tellement cette « réaction » est de l’ordre d’une grossière manipulation. L’utilisation de ce genre  de méthodes est indigne et déconsidère ceux qui s’y livrent. Elles n’ont pas leur place en particulier en politique et en général  dans une démarche de confiance. Cela s’appelle se moquer du monde. 

Même la formule finale sensée être de l’ordre de souhaits personnels, chaleureux, authentiques est plate et banale. Comme le reste, elle sonne faux ! 


Comme le whisky frelaté des « Tontons flingueurs » c’est du brutal et du grossier !

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lundi 17 octobre 2016

Séances de rattrapage



Nous avons eu droit dans la presse locale de ce dimanche à une nouvelle et énième « séance de rattrapage » du maire. Comme trop souvent et à son habitude.

Une fois de plus le voilà obligé de revenir, d’expliquer, de dire ce qui selon lui, n’a pas été dit, ce qui a été oublié ou caché concernant en l’occurence le cinéma le Florival. 

Je ne reviendrai pas sur le fond. J’en resterai à la forme.

A chaque fois - ou à peu près - que cet élu s’exprime ou prend position au Conseil Municipal, à la COMCOM avec articles dans la presse, nous avons droit peu de temps après à des « mise au point », « rectificatif » « droit de réponse » ou encore « complément d’information » relativement aux comptes-rendus parus. On l’a même vu qualifier de « partiel » ou « partial » le dernier article qui sans doute ne lui convenait pas et se fendre d’une « mise au point » au demeurant alambiquée et parfaitement incompréhensible. Sans doute préférerait-il une presse aux ordres ?


Ce qu’il dit, au mieux, n’est pas compris et diffère selon les lieux ou les assistances, bref sa parole est à géométrie variable et en tant que telle peu ou plus crédible. On lui voit trop souvent adopter une ligne de conduite hésitante derrière les affirmations martiales.

Qu’est-ce à dire ? Parle-t-il trop vite ou alors ses décisions sont-elles si peu réfléchies en amont qu’il lui faille constamment les remettre sur l’ouvrage ? Fébrilité, manque de confiance en soi, décisions prises sans réflexion exhaustive et sérieuse préalable, prise de conscience rétroactive d’erreurs commises, manque de visées globales claires et  de perspectives auxquelles se référer ? Un peu de tout cela sans doute. Et  c’est porteur de sens. 

Il y a en effet trop souvent décalage entre la réalité des choses rapportées par les journalistes  et les « explications de texte » récurrentes de l’intéressé sur le thème « vous ne m’avez pas compris », « cet article est partial ». 
Avec comme corollaires l’obligation de se réfugier de façon quasi systématique dans la «communication», dans « sa » communication pour dire les choses telles qu’il voudrait qu’elles soient mais aussi pour faire écran entre lui, les réalités, sa politique, le regard des autres. Les exemples abondent et plus personne n’est dupe.

M le maire « communique » et on est prié de croire ce que dit sa communication. Cette fuite dans la communication est  spectaculaire et va s’amplifiant depuis début de sa mandature. Comme si les choses lui échappaient de plus en plus.

Nous sommes dans un espace clos, un petit monde de solitude. Je ne suis même pas assuré que ceux de sa majorité savent et comprennent tous ce qu’il s’y passe.

Faut-il voir là en plus  une stratégie  pour ne pas tout dire, pour dissimuler des choses qui se trament dans les coulisses  ou alors pour masquer simplement le vide, le néant ? La population tenue à l’écart de ce qui se trame derrière les décors ou de ce qui se chuchote en « off » est priée de s’en tenir à la seule communication officielle. Pour reprendre une formule lue quelque part : le maire nous raconte la belle histoire d’« Alice aux pays des Merveilles » et on est prié de la croire ! 

D’autres signes non plus ne trompent pas, en particulier le mécontentement de plus en plus important qui se fait jour dans les réseaux sociaux. Je sais que ces réseaux jouent très souvent des rôles d’amplificateurs parfois excessifs mais comme le dit l’adage populaire « Il n’y a pas de fumée sans feu ». 
La rapidité ou la fébrilité avec lesquelles le maire réagit tantôt à l’une ou l’autre critique exprimée sur ces réseaux peut aussi prêter à sourire. C’est de l’ordre du rattrapage en catimini  d’un oubli, d’une erreur commise ou pire un aveu de  faiblesse : celle de donner raison à celui qui a parlé le plus fort ou à celui qui a parlé le dernier ! 

Toutes les polémiques qui se font jour depuis des semaines et qui vont s’amplifiant sont l’expression d’un réel malaise dû à  la gestion de notre ville ; elles sont détestables pour son image et contre-productives pour ses intérêts.

Les orientations et les méthodes utilisées par le maire en sont très largement les causes. Il en est le seul responsable et comptable.



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jeudi 22 septembre 2016

Ca patine pour la municipalité !





Je découvre ce matin dans les colonnes de l’Alsace que NOËL BLEU  - enfin si on peut dire - ce sera cette année … une patinoire au centre de la ville ! Comme dans quelques autres villes alsaciennes.

Cela provoque une émotion légitime chez les commerçants qui après s’être vus infliger 6 mois de travaux rue de la République se voient pénalisés par la neutralisation d’un nombre assez conséquent de places de parkings pour accueillir la patinoire pendant un bon mois supplémentaire.
C’est déjà bien parti pour l’ambiance de Noël ! 

Une fois de plus on se demande à quoi la municipalité, son maire en tête, a bien pu penser en décidant d’installer une patinoire place de l’Hôtel de Ville.
L’adjointe aux commerces – oui il en existe une – a-t-elle seulement rencontré les commerçants ? A-t-elle seulement informé précisément le maire sur l’état d’esprit et le mécontentement prévisible de ceux-ci et du voisinage ? A quoi a-t-elle servi dans cette affaire et à quoi peut-elle bien servir de façon plus générale ?

Une patinoire ça nécessite aussi des compresseurs pour produire le froid. Cela génère du bruit. Et je ne parle pas des bruits du public, des utilisateurs ou du fond musical pour créer une ambiance et accompagner les patineurs dans leurs évolutions.
Heureux riverains une fois de plus !

Je me rappelle que M ROST, porte parole vertueux et auto proclamé des commerçants et des riverains, gémissait la main sur le coeur pour protester contre le bruit et la disparition de places de stationnement. Le voilà aujourd’hui étrangement silencieux et absent, sans doute parce qu’il n’est plus ni commerçant ni riverain.
Ou alors est-il devenu muet ? En tous cas il n’a pas émis la moindre remarque devant le nombre de places perdues rue de la République et le nombre incroyable d’arrêts-minute dissuadant les visiteurs. 
On se demande bien à quoi il peut bien servir lui aussi. 


Pour ce qui est du projet, il est aux abonnés absents. Une patinoire en guise de  projet. C’est effarant ! Comme si les responsables de cette municipalité étaient décidément tout à fait incapables de concevoir intellectuellement ce qu’est un « projet » et la différence qu’il peut y a voir entre une « animation » et un « événement ». De l’ordre pourtant du B-A BA.

Qu’est devenue l’innovation que symbolisait NOËL BLEU événement reconnu par la Région et salué dans la presse nationale comme l’un des trois Noëls à voir en Alsace ?
En être réduit à un avatar de l’ordre et du niveau d’une (mauvaise) kermesse de patronage, invertébré, indigne d’un projet de ville. 
Mais j’ai déjà eu l’occasion d’en parler plus en détails dans un autre post. (In memoriam)

Est-il vraiment besoin d’avoir là aussi un adjoint à la culture pour proposer une telle inanité ?

Je me rappelle aussi de la prise de position publique du maire «  je conserverai Noël Bleu que je rattacherai davantage à la tradition de Noël alsacienne » et les péroraisons pseudo-intellectuelles de l’adjoint MECHLER. Tout ça pour en arriver à ça. 

Degré zéro d’un projet, degré zéro d’un événement culturel, NOËL BLEU 2016 s’annonce déjà sous l’égide de la niaiserie.

J’imagine en plus la patinoire placardée de panneaux publicitaires des éventuels sponsors comme pour les matchs de hockey. 

Bravo pour Noël et la tradition alsacienne !




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samedi 3 septembre 2016

De l’art de dire, de faire et de défaire.




C’est la rentrée. Ces quelques remarques  en guise de rentrée personnelle.

On a pu lire dans les colonnes de l’Alsace que le bilinguisme progressait dans les écoles de la ville. Je m’en réjouis et je me réjouis également de voir évoluer la position de l’adjointe qui il y a encore quelques années ne manquait pas une occasion de discréditer Bilingo. Cette manifestation pour la promotion du bilinguisme avait été, je le rappelle, mise en place sous le mandat de D WEBER. Je rappelle aussi par la même occasion que l’élargissement du bilinguisme à toutes les écoles de la ville avait été une des priorités de mon mandat. L’ouverture d’une classe bilingue au collège avait été acté en 2012 et nous n’avions pas attendu Mme DEHESTRU pour offrir à tous les enfants de maternelle la possibilité d’une scolarisation en classes bilingues.

Dans le même article on nous parle de sécurité. Je rappelle là encore que les ASVP de la ville n’ont aucune formation ni aucune acréditation pour prendre en charge des questions de sécurité. Laisser entendre le contraire c’est se moquer du monde, essayer de faire  prendre des vessies pour des lanternes en mettant le cas échéant les employés municipaux en difficulté ou en danger.

Pour ce qui concerne le « périscolaire attractif » je demande à voir. On a déjà bien vu ces derniers mois et j’espère que les choses se feront enfin pour le mieux. Ca va bien comme ça ! Curieux pourtant d’évoquer le point le jour de la rentrée.


Pour le reste, la rue Joffre a été  terminée dans une certaine précipitation et l’entrée de la rue piétonne reconsidérée. C’est une « question de goût » disait le maire il y a quelques temps dans les colonnes de l’Alsace en parlant des travaux de la rue de la République pour essayer de se dédouanner devant la chronique d’un échec prévisible.

La pauvre explication ne tient pas. 

La zone de rencontre ne fonctionne pas et en l’état elle ne fonctionnera pas, tout simplement parce que ce n’est pas une zone de rencontre ! A l’évidence la réflexion préalable a fait défaut. Dans une zone de rencontres telle qu’en parle la littérature professionnelle tout est au même niveau, tout est à plat. Ici des bacs de béton – soit dit en passant avec des plantes gourmandes en eau – et des bordures de trottoir en béton elles aussi délimitent un espace qui n’est qu’une nouvelle apparence pour une rue à voitures.
La rue de la République a perdu de la perspective, du volume. Elle a perdu son âme au bénéfice d’une réalisation de l’ordre du dessin industriel. 
C’est un plantage de premier ordre.
Et je ne parle pas ici du coût qui a déjà plus que doublé par rapport à ce qui avait été annoncé publiquement par l’élu en charge de ce « grand chantier » ! J’attends de voir quelle sera l’addition finale.

J’entends dire  que le parvis de l’Hôtel de Ville serait lui aussi refait. Encore de l’argent dépensé et qui sait des arbres arrachés. 

Sur deux points anecdotiques, je suggère de faire dégraisser de temps en temps le sol de l’espace piéton où les vendeurs de poulets et de cuisine font des dégâts les jours de marché. Et puis si on veut permettre aux visiteurs d’admirer l’Hôtel de Ville sans doute faudra-t-il éviter d’y apposer des bâches affreuses, qui plus est pour rendre compte d’une animation passée.

Là c’est bien une « question de goût » mais aussi de « suivi » des affaires. 


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jeudi 30 juin 2016

Rue Joseph Schmitt et zone piétonne




Habitant au coeur de la zone piétonne je ne peux que souligner et partager avec les riverains les problèmes et difficultés qui existent dans ce secteur.

Rue Joseph Schmitt, la place de retournement est utilisée comme place de stationnement, la place « handicapés » est occupée par tout un chacun sauf par les ayants droit, des voitures et des camionnettes occupent  les trottoirs dans une indifférence générale. C'est le plus grand désordre, le plus grand laisser-aller, le plus grand laisser-faire. Et cela va en empirant. 

La zone piétonne elle, est empruntée comme voie de circulation par des voitures, en particulier la nuit ou le matin. Et je ne parle pas des  scooters et motos qui traversent l’espace piéton tout au long de la journée. Il  y a même des habitués.

L’accident malheureux qui vient de survenir appelle des réactions rapides pour remettre de l'ordre dans tout ce désordre. « Il n'y a pas de problème au centre-ville » est la réponse faite à un riverain venu se plaindre en mairie ! Je peux attester du contraire.

Nous avons pourtant un adjoint et un conseiller municipal délégués à la sécurité.  Je me demande à quoi ils servent. Il serait urgent qu'ils fassent leur travail avec un plus grand sérieux et une plus grande efficacité. Je leur suggère pour prendre la juste mesure des choses d'utiliser les caméras du parvis de la mairie ou, encore mieux, de se rendre sur place de façon régulière. 

Les habitants du quartier subissent objectivement de graves et sérieuses nuisances. Il y a dans ce secteur de réels « désordres » auxquels il convient de mettre un terme avant que les esprits ne s'échauffent de façon irréversible.
Il est plus que temps.



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mardi 21 juin 2016

Cimetière, ultime étape culturelle




Vu sur facebook ce très bon texte le l'ancien adjoint à la culture Bernard Laplagne en réaction à l'annonce des concerts dans la chapelle du Saering. Je ne peux que partager !



Oui René par rapport à ce que tu écris en rebonds à l'article où il est question  de concerts dans la chapelle du Searing :

« Ça fait loin la Chapelle du Saering, de nuit, quand on habite le centre ville , sans voiture... Et il y fait très froid en hiver... Alors que l'on a plein de sites aptes à accueillir des concerts en ville... Mais La Chapelle du Saering c'est encore un de ces coup de pub électoraux... Depuis plusieurs municipalités successives , quelques personnes évoquaient sa réouverture... Mais on a laissé tomber à chaque fois. Il y avait vraiment des choses plus prioritaires… »

Je confirme. Nous avons bien sûr nous aussi étudié l'idée de transformer la chapelle du Searing en espace de spectacles ( expos, concerts etc…). J'ai été sollicité à plusieurs reprises à ce sujet.  Cela a été l'objet d'une longue réflexion et de discussions de fond avec Denis portant à la fois sur le principe, l'opportunité et aussi la faisabilité d'un tel projet.

  Nous en sommes arrivés à la conclusion que c'était sans doute une « fausse bonne idée » et qu'en tous cas comme tu le dis « il y avait vraiment des choses plus prioritaires » en termes de politique culturelle. De toutes façons si vraiment il fallait faire quelque chose en ce sens cela devait l'être dans les règles, dans la qualité et cela nécessitait des engagements financiers au dessus de nos moyens.

Refaire, restaurer, rénover un bâtiment historique aux conditions et selon les préconisations des « Monuments Historiques » cela prend du temps et cela coûte cher.
Le jeu en valait-il la chandelle et pour quelle utilisations ? Quelques concerts de musique très pointue, quelques expos par an redondants avec ce qu'il  était possible de faire à la Cave Dîmière ou ce qui était proposé par les DHA ?

  Et puis nous avions une politique culturelle de « qualité pour tous » qui allait « au devant » de la population, en des lieux accessibles et de vie. Nous refusions catégoriquement toute initiative qui aurait pu être connotée de «narcissisme bobo». Bref c'était à nous d'aller à la rencontre de la population et non à la population de venir en l'occurence «hors les murs» et qui plus est au cimetière ! 

  Le lieu aussi : la chapelle du cimetière ce n'est déjà pas banal et ce n'est pas forcément incitateur. J'entendais déjà les ricanements… J'ajoute que c'est loin du centre comme tu le fais observer et que s'il y a un parking à proximité, le corps du bâtiment est quand même bien enchâssé dans une intersection.


  Le bâtiment est historique et mis à part un jour d'ouverture par an à l'occasion de la Toussaint il est fermé depuis des dizaines d'années avec ce que cela suppose comme crasse, poussière, humidité et éléments de vétusté. Bref rendre le lieu accueillant supposait déjà d'engager des frais assez conséquents voire encore plus si on voulait faire quelque chose qui soit susceptible d'accueillir du public dans de bonnes conditions : un lieu où il fait bon être et où on aimera  revenir. Ce qui s'appelle une politique à long terme.
J'avais même des doutes quant à l'autorisation officielle d'accueillir du public en l'état. J'imagine que M. Kleitz et Mechler ont pris toutes les garanties en ce sens devant la commission départementale de sécurité.

  Et puis quand même le lieu est réducteur en matière d'utilisations. Et si l'idée est de proposer aux Guebwillerois des concerts pointus il est beaucoup plus simple de les inciter à fréquenter les Dominicains, structure ayant fait la preuve qu'elle avait également la volonté de travailler en direction de la population locale. Concurrencer les DHA sur les creneaux qui sont les siens est absurde. Chacun à sa place, je le dis très clairement par souci de pragmatisme mais aussi  de complémentarité dans les offres culturelles. C'est gagnant-gagnant !

Et s'il faut incidemment faire quelque chose en un lieu nouveau, peu connu et central pourquoi pas ? Encore faut-il que ce soit bien cadré. Je pense au Musée Deck  bien sûr mais aussi par exemple à la synagogue.  Il faut quand même savoir que Denis a rencontré à plusieurs reprises le grand rabbin sur la question d'y organiser des concerts. Cela a pris du temps mais les portes se sont plus qu'entrouvertes avec des journées portes-ouvertes et des concerts de musique religieuse hébraïque.  Nous avions bien avancé même si sans doute trop lentement à notre goût.

Bref pour les concerts du Searing comme tu le dis, mis à part le « coup de pub », je ne vois pas sérieusement l'intérêt et les perspectives à moyens et longs termes dans le cadre d'une politique culturelle réfléchie et crédible. Il y a sans doute bien d'autres urgences et bien d'autre priorités.

On en reparlera l'année prochaine sans doute.