vendredi 6 octobre 2017

Chose vue.




Ce matin en pleine zone piétonne devant la boucherie, une dame fait un malaise et reste au sol. Attroupement de passants. Arrive une adjointe qui va son chemin sans le moindre mouvement, sans le moindre geste pour aller s’enquérir de la situation. 

Sans doute n’a-t-elle rien vu et était-elle appelée par un autre destin !

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mardi 3 octobre 2017

Tout n’est pas permis






Les Guebwillerois regardent et suivent sans doute avec grand intérêt le début des travaux sur la friche Monoprix. Devant, derrière, de côté cela bouge.
Mais après y avoir regardé à deux fois je ne vois pas l’affichage légal, ni celui du permis de démolition, ni celui des travaux. Simple oubli, légèreté ou insouciance ? Je n’ose pas imaginer que les permis par exemple n’ont pas été délivrés ...
En tous cas ça la fout mal … et ce n’est pas très sérieux surtout sur une affaire aussi sensible que celle-là où il convient d’être particulièrement exemplaire.
Explications sans doute à venir...

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mardi 19 septembre 2017

Bilingo : « Mais que diable va-t-il donc faire dans cette galère ? »







BILINGO c’est reparti nous dit-on !

Pour le deuxième année consécutive Tomi UNGERER sera mis à l’honneur dans le cadre de BILINGO pouvait on lire dans un récent article de presse. Avec un programme identique aux deux dernières années  y a là comme une impression de « déjà vu » mais aussi une solution de facilité voire de paresse  pour un service culturel certainement débordé ! Mais que font donc les cultureux et associés ? 

Tomi UNGERER  on aime bien et sans doute l’artiste et le personnage sont-ils intéressants et importants pour l’image artistique et créative de notre région mais quand même, 2 ans de suite ! Même si pour habiller la chose et la vacuité on se gargarise de formules qui veulent bien sonner  et qui sonnent surtout creux, l’artiste aura beau travailler dans la transversalité (!), les concepteurs de ce qui est devenu un non-événement  le réduisent par la faiblesse insigne de leur ambition et leur paresse intellectuelle à un cache sexe misérable à nez rouge. Beau sujet de croquis !

La résurrection viendra-t-elle  de l’exposition des travaux d’élèves des écoles maternelles qui seront exposés au rez de chaussée de la mairie ? Je doute que la banalité routinière produise des effets rédempteurs.

Selon les échos qui me parviennent des enseignants et des écoles depuis deux ans BILINGO a perdu tout intérêt et toute dynamique. L’événement a perdu son sens, son intelligence. Il est devenu pur formalisme. Et je ne parle même pas là des informations tardives données  aux enseignants qui ont du mal à comprendre comment s’inscrire dans ce qui est devenu un non-événement. S’occuper de lycéens on ne peut qu’applaudir mais cela ne date pas d'aujourd'hui et l’adjointe Dehestru me le reprochait jadis en m'expliquant que les collèges et les lycées n'étaient pas dans les compétences des communes ! Mais on peut changer d'avis n'est-ce pas quand c'est pour faire de l'écume et essayer de masquer tout ce qui n'est plus fait pour les écoles de la ville ? Des tableaux blancs feront sans doute assez l'affaire !

Nous sommes arrivés en trois ans à des années lumière d’une initiative qui devait par ses dimensions festives, fortes, convaincantes faire connaître et promouvoir auprès des parents et des enfants l’enseignement bilingue dans notre ville.  

L’édition de cette année, comme celle de l’an dernier déjà, démontre qu’il y a un problème au niveau des organisateurs incapables de se renouveler par manque d’idées, de travail ou des deux. Ou alors la volonté politique n’est-elle pas au rendez-vous ? Je note d’ailleurs que c’est la directrice du service qui s’exprime dans l’article en question et non l’adjoint ou les adjointes qui devraient être concernés! Et j’en compte au moins trois ! 

Bref comme pour NOEL BLEU qui n’est plus qu’un nom, le « FESTIVAL BILINGO » est devenu une coquille vide. Il est grand temps d’arrêter la pitrerie! 

Le FESTIVAL BILINGO est mort !

Une nouvelle fois cette municipalité fait la preuve de ses incompétences inexcusables. Et je n’ai pas peur des mots. Il s’agit d’une trahison en rase campagne sur une problématique capitale pour l’éducation de nos enfants d’Alsace.

Et c’est aussi se moquer de Tomy UNGERER qui n’a vraiment rien à faire dans une telle galère !


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jeudi 31 août 2017

KUENTZWILLER ?




Notre ville connaît  depuis quelques mois une évolution structurelle préoccupante.

Au delà des initiatives du maire (création dispendieuse et inutile d’un (!) poste de policier municipal, doublement du nombre d’ASVP, fonctionnaires chargés de suivre le stationnement réglementé maintenant au nombre de 4 pour quelques dizaines de places de parking et une amplitude de travail globale de moins de 50 heures hebdomadaires!) pour ne citer que les dernières, quelque chose de plus insidieux est en train de se mettre en place.
Il convient d’y être attentif.

On a appris par différents articles de presse l’aide apportée au maire KLEITZ par M Denis KUENTZ, chef d’entreprise maintenant à la retraite.

Cette aide en particulier financière apportée par ce dernier pour «son» candidat lors de la campagne électorale a été de notoriété publique, constante et conséquente. Cela est parfaitement son droit.
M KUENTZ achète en outre depuis quelques mois différents bâtiments vacants et emblématiques de la ville dont il entend, à en croire ses déclarations à la presse, faire profiter la ville.
On l’a vu ainsi acheter successivement l’ancienne sous-préfecture, le château et le parc de la MACIF, l’ancien MONOPRIX, voire l’ancienne école maternelle des remparts … pour ne citer qu’eux. Cela est là encore parfaitement son droit. 
Encore convient-il d’être bien attentif sur certaines interférences.

Pour la sous-préfecture sensée être mise à disposition des associations de la ville on attend toujours de voir et de connaître les nécessaires modalités concrètes régissant les relations entre le propriétaire, les usagers et la ville.
Pour l’ex MONOPRIX le même nouveau propriétaire entend construire une résidence pour le troisième âge avec un pôle médical. Il s’agit sans doute là d’un créneau d’investissement financièrement judicieux et rentable.

Cela appelle de ma part des remarques et des questions.

Francis KLEITZ promettait dans ses engagements de campagne de donner «un nouvel essor» à la ville, d’en développer par ses initiatives, son travail et son «carnet d’adresses» (!) ses vecteurs économiques et commerciaux. J’observe que son bilan est nul en ce domaine à mi-mandat. On peut sans doute imaginer mieux que la construction d’une résidence troisième âge pour développer le dynamisme commercial d’un centre-ville. Son carnet d’adresse miraculeux se réduit en réalité à un seul nom: Denis KUENTZ. Et à la COMCOM on me dit regretter le manque de présence et d’initiatives du vice-président chargé du développement économique … Francis KLEITZ.
En fait d’essor et de développement Francis KLEITZ, clairement, installe Guebwiller dans un statut de ville-dortoir.

M KUENTZ, lui, achète. Il se comporte en propriétaire. Quoi de plus normal pour ses biens propres sans doute. Mais qu’en est-il quand la situation est «poreuse» entre eux et leur environnement? Dit autrement un riche propriétaire a-t-il en République le droit d’imposer ses vues aux habitants de sa ville ou de son village, selon son bon plaisir ?

Quelques exemples.

- Pour la dernière édition de NOEL BLEU, celle de 2013, mon adjoint à la culture était allé démarcher différents chefs d’entreprises et solliciter leur aide financière pour l’événement. Parmi eux M KUENTZ qui avait contribué à raison de 3000 euros en précisant dans un deuxième temps qu’il «souhaitait» un spectacle plus centré sur les «valeurs traditionnelles» de Noël. J’avais dû lui faire répondre que sa subvention était une participation globale à un événement et non l’achat d’un produit selon sa guise et ses désirs. Je me proposais de lui adresser son chèque en retour si tel ne devait pas être le cas.
Et qu’on n’aille pas me dire que ce qui était vrai pour quelques 3000 euros ne le serait plus quand il s’agit de centaines de milliers d’euros!
- Les élus de la majorité du maire KLEITZ ont bataillé - on s’en rappelle - avec la dernière énergie contre le projet de construction du nouveau Centre Nautique porté par la COMCOM. Sur la prise de position et le rôle de M KUENTZ dans cette affaire je renvoie à mon analyse "La voix de son maître "
- Lui même expliquait par ailleurs directement et ingénument dans un article de presse tout à sa gloire paru il y a quelques mois, faire de la politique «à sa façon», «vouloir peser sur la marche des choses», «sans se soucier de ce que pensent les autres».
C’est bien, dans son esprit l’acheteur, le payeur qui décide, «à sa façon». On ne saurait mieux le dire.


Ce que je lis de l’actuelle politique de la ville est que derrière le spectacle des apparences qui nourrit les gazettes et dans lequel s’empêtre le maire, le vrai patron, le vrai décideur parait-être M KUENTZ, «à sa façon». Francis KLEITZ, pour le dire pudiquement, ne serait que son obligé.
GUEBWILLER est en train de se transformer insidieusement en KUENTZWILLER. Voilà la réalité de la politique municipale actuelle.

Cela est préoccupant et profondément choquant. Je le dénonce avec force.


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jeudi 4 mai 2017

« Le naufrage de Marine LE PEN »





C’est le titre de l’édito de Sophie Coignard paru dans le POINT en ligne de ce matin que je reprends volontiers. Comme des millions de mes concitoyens j’ai assisté hier soir, au naufrage du Front National avec sa présidente.

Comme moi, tout le monde a pu voir,  les énormes faiblesses, les carences  et le comportement inqualifiable de la candidate du Front National. Confusionisme, agressivité, démagogie, incohérences, simplismes, mensonges, graves méconnaissances des dossiers, absence de projet sérieux ou même de projet tout court.… Mme LE PEN  a été d’un amateurisme crasse en racontant  très généralement n’importe quoi.
  
Elle a montré aux yeux de tous qu’elle n’avait  pas le niveau pour être présidente de la France. Qu’elle n’était pas crédible. Mme LE PEN marche sur la tête. C’est aussi simple que cela.

Non le Front National  n’a pas changé : il reste un parti de haine derrière un semblant de vernis qui hier soir est tombé en miettes. Les solutions qu’il dit vouloir proposer sur tout et contre tous ne sont quasi généralement pas sérieuses, ne résistent pas à l’analyse  et ne feront qu’ajouter des problèmes aux problèmes et des malheurs aux malheurs. Le Front National n’est pas une solution il n’est qu’un problème. La démonstration en a été faite une fois de plus hier soir.

Les mots, les attitudes la façon de faire de Mme LE PEN sont ceux du père. Jusqu’au mot « schlague » que j’ai cru entendre dans sa bouche. Elle a elle-même dissipé hier soir l’écran de fumée de sa soi-disante dédiabolisation. Elle s’est elle-même sabordée et avec elle a entraîné tout le bâtiment Front National si patiemment construit depuis des lustres. 

Face à elle, E MACRON  était d’une tout autre tenue. Lui que certains présentaient comme quelqu’un de « fragile » a plutôt fait preuve de réelles qualités intellectuelles, personnelles, d’une bonne connaissance des dossiers et d’orientations générales claires et cohérentes. 

En tous cas dimanche prochain chacun d’entre nous avec son intelligence, son coeur et sa conscience est appelé à faire le choix entre une France repliée sur elle même c’est-à-dire morte  et une France ouverte c’est-à-dire vivante. Entre une France forte, qui se construit avec la passion et l’intelligence de tous ou une France de l’apocalypse annoncée. Clairement. Le débat auquel nous avons assisté hier soir en est la démonstration fulgurante.

Dimanche prochain  il ne s’agit plus d’adhérer à un programme, en l’occurence celui d’Emmanuel MACRON, mais de voter POUR la démocratie CONTRE contre l’extrême droite. Le Front National est bien un danger majeur pour notre pays et pour tous les Français. Il n’a pas changé. 
Je peux comprendre que certains à un moment ou à un autre aient pu être tentés par l’abstention ou le vote blanc leur candidat n’ayant pas éte qualifié pour le second tour. Mais cela n’est pas nouveau, l’adhésion à tel ou tel programme, à tel ou tel candidat  dans notre système électoral se faisant toujours à l’occasion du premier tour.  Cela n’est plus de mise. La démocratie est en danger et le signe de ce danger, l’histoire le prouve, est la connexion qu’il peut y avoir entre l’extrême droite et l’extrême gauche.

Je voterai contre le FN en votant E MACRON, comme je l’ai fait au premier tour à l’heure du choix. Ne pas le faire serait une faute. 

Je veux continuer à vivre dans une Démocratie et dans une République qui s’appelle la République Française, mon pays. Je n’ai aucune envie de la voir devenir un avatar à la LE PEN c’est-à-dire à la TRUMP, à la ERDOGAN, à la POUTINE... 

La France mérite mieux que Marine LE PEN 


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lundi 24 avril 2017

Remarques de lendemain






Les progressistes l’ont emporté hier soir, c’est aussi une des leçons de ce premier tour des présidentielles.

On avait ironisé sur Emmanuel MACRON. Quoi qu’on en dise son parcours est remarquable : parti de rien il a créé son mouvement de renouvellement, mouvement optimiste qui semble clairement avoir intéressé nombre d’électeurs, socialistes, gaullistes, centristes humanistes ou d’autres encore ne se reconnaissant plus dans tel ou tel parti.

Le PS est laminé historiquement avec un candidat ex frondeur devenu vite inaudible qui a préféré chasser sur les terres déjà labourées par MELENCHON plutôt que de rassembler sa famille politique. Les Républicains sont accablés par l’effondrement éthique et l’entêtement politique de FILLON. 

Quant à MELENCHON sa position à ce stade est incompréhensible : c’est une faute pour ce leader de ne pas se prononcer au moins à titre personnel contre le FN. J’espère qu’il saura mûrir sa réflexion.

Reste le FN dans sa partie de mistigri qui dure depuis si longtemps : le père, la fille et demain la nièce. Pour la deuxième fois en quinze ans, un parti nationaliste et xénophobe, manipulé par un clan familial cynique et affairiste, se qualifie pour l’échéance majeure de notre vie politique. Sa qualification finale signerait une faillite totale, un désastre majeur  pour notre pays et pas seulement dans l’ordre des  mots. C’est une claire réalité.

Il reste à gagner le deuxième tour. Rien n’est encore joué,  restons mobilisés.
Il s’agira demain pour Emmanuel MACRON d’ouvrir un arc progressiste, d’avoir le courage de proposer à notre société une construction commune. La tâche va être rude. 

Au niveau local même si tout le monde sait bien que chaque élection est spécifique de par sa nature je m’amuse à lire certains commentaires, toujours des mêmes, avec des projections sur des élections plus locales à venir …  Ils tourneboulent depuis des lustres en prenant leurs désirs pour des réalités.

Une chose par contre est notable : le score du FN est à Guebwiller de 5 points supérieur à celui du premier tour de 2012. Cela porte du sens et mérite considération.


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samedi 4 mars 2017

Un bien beau formulaire !








J’ai dénoncé dans un récent post sur mon mur Facebook le formulaire adressé par l’adjoint MECHLER aux associations culturelles souhaitant obtenir une subvention de la Ville.

On le trouvera ci-dessous dans son intégralité pour la bonne et juste information de tous avec une pensée « compatissante » pour les quelques détracteurs qui à force de vouloir aller trop vite en besogne se sont enlisés tout seuls. 

Le document comprend bien 14 pages en faisant fi du courrier et de la page de garde.
C’est déjà assez extraordinaire.

Je ne peux m’empêcher de revenir sur le ton et la façon de faire.

Le ton d’abord. Dans le courrier signé par l’adjoint MECHLER on peut lire : « le dossier complet devra nous être adressé par voie postale pour le 6 mars 2017 au plus tard (..) et un peu plus loin « le cachet de la poste faisant foi. » On se croirait aux impôts et on redoute les sous-entendus : pas de subvention pour toute demande arrivée après cette date fatidique ou peut-être y aura-t-il des pénalités ? J’observe aussi que le courrier est daté du 8 février : il va falloir faire vite !

Sur la méthode je reste absolument persuadé que le parti pris est celui de décourager les associations en s’abritant derrière un document fourre-tout, touffu, permettant le cas échéant d’en  mettre l’une ou l’autre  dans l’embarras. Certaines sans doute pouvant espérer s’en sortir mieux que d’autres du fait d’une heureuse proximité avec Monsieur le  Maire?  

Je passe sur les détails du document et laisse à chacun sa libre appréciation.

De l’ordre d’un copier-coller formel et passe-partout il révèle la plus totale indifférence pour les réalités de l’histoire de la ville, de celle de ses  associations et de leurs intérêts. 

Certains passages relèvent en outre de l’ignorance voire de l’incompétence. 
La page 14 du document est à elle seule remarquable quand on voit la liste des pièces à joindre et qu’on peut lire « certifie que l’association est régulièrement déclarée à la Préfecture (..) ». Quelqu’un, un tant soit peu au courant des choses, sait bien qu’en  Alsace Moselle les associations sont déclarées au Tribunal d’Instance ! Mais le rédacteur à l’évidence ne l’est pas.

Bref c’est mauvais, c’est du grand n’importe quoi.
Comment cet adjoint a-t-il pu produire un truc pareil ? Comment les élus et la présidente de la commission concernés ont-ils pu le laisser passer ? 


C’est se moquer des associations. C’est tout simplement se moquer du monde.




dimanche 12 février 2017

Ethique et politique ou « Les grenouilles qui demandent un roi »







La problématique est vieille comme le monde et se décline partout, toujours, à tous les niveaux, dans tous les régimes. Le pouvoir source de puissance, de profits et d’intérêts attire et il se trouve des gens prêts à tout pour y accéder et à tout faire pour s’y maintenir. Et tous les moyens sont bons, c’est un truisme. Le démagogue était déjà personnage dans la vie politique de la Grèce antique mais la période que nous vivons est de ce point de vue quand même assez extraordinaire.
  
Manipulations, confusionisme, désinformation, mensonges, dissimulations, tricheries, rumeurs  … Tout un univers de « télé réalité » entre en politique. Il est symptomatique qu’un personnage d’émissions de télé-réalité ait été élu président du premier pays du monde, comme de voir un acteur comique élu en Italie et un autre président de tel pays d’Amérique centrale. 
« Les grenouilles se lassant des l’état démocratique... » J’ai depuis quelques jours en tête la petite musique de ce début de fable.

Droite, gauche, centre, droite extrême … tous les horizons du spectre politique ont été ou sont concernés par « leur » scandale. On le voit même chez les personnages les plus éminents et les plus inattendus. La profusion est telle que tout semble pourri ! Certains, qui ne sont pourtant pas des plus irréprochables, en ont été même jusqu’à faire du « Tous pourris » le slogan emblématique de leur action politique tout en s’affairant méthodiquement à charger la barque. 

Sans doute le personnel politique a-t-il sa part de responsabilité mais en rester là et s’en servir comme argument politicien exclusif est malhonnête. Les citoyens, le « peuple » comme s’en gargarisent les mêmes, y ont sans doute aussi leur part. Après tout que ceux qui se contentent de slogans et se satisfont de strass et de paillettes, avec escamoteurs, bateleurs  et bonimenteurs… ne soient pas surpris quand s’éteignent les lumières de leur spectacle. Le spectacle est toujours payant.

J’en reste quant à moi  plus que jamais  fidèle aux principes et aux valeurs, oui aux « valeurs », de notre pacte républicain. Montesquieu et Rousseau. On n’a pas fait mieux.
J’avais repris sur mon blog de campagne en 2008 cette phrase de Rousseau, « ceux qui cherchaient à traiter différemment la politique et la morale ne comprendraient jamais ni l'une ni l'autre».
Et puis la morale, l’éthique ont pour moi une place prioritaire chez les élus et à tous les niveaux. J’en connais, autour de moi,une foule qui travaillent dans cet esprit mais aussi l’un ou l’autre, très rare en réalité, à total contre-emploi. 

A mon niveau à moi j’avais par exemple mis en place une « charte éthique » engageant toute mon équipe municipale, j’avais refusé toute forme d’enrichissement même légal ou toute forme de chasse aux indemnités... j’avais même été jusqu’à interdire aux enfants des membres de ma majorité de postuler aux emplois d’été à la mairie ! On me l’avait reproché amicalement mais j’avais et j’ai toujours la conviction qu’un élu doit être au service de l’intérêt général dans les faits et dans l’action et pas seulement en paroles au temps des promesses.
Mensonges, dissimulation, manipulations, affairisme, intérêts personnels, clientélisme, hypocrisie, cynisme, démagogie  ... me restent totalement étrangers. Chacun a pu le voir et chacun le sait bien.

Entre l’«Etat démocratique», la Grue ou le Soliveau il y a longtemps que j’ai choisi.  


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vendredi 30 décembre 2016

FUHRER ferme !





C’est un grand choc. Je viens d’apprendre que ce magasin,  mythique pour moi, fermait ses portes.

Que de souvenirs ! 

Le premier et le plus beau sans doute :  mon sac à dos en cuir pour le CP orné d’ un magnifique cheval. Ce sac offert par ma grand-mère, je l’ai traîné jusqu’à la fac, cousu et recousu régulièrement par Mr Fuhrer (grand père). Il existe toujours : fruit de la qualité et du savoir-faire.
Et aussi les paires de ski : Rossignol Djin, St Compétition, Dynamic 17 et 27 et mes préférés les  Fischer Racing Cut montés avec soin et savoir-faire par Gilbert Fuhrer, homme passionné et toujours au fait des  nouveautés techniques. 
FUHRER est une histoire de famille transmise avec passion et détermination. Des personnes discrètes et tournées vers le client. Quasiment une institution.

Je me souviens d’avoir reçu en mairie Mme Fuhrer grand mère qui n’avait pas loin de 100 ans. Toujours la même, égale à elle-même, celle que je voyais grande, droite derrière son comptoir, l’oeil à tout et que personne ne reprenait, véritable « tour de contrôle » du magasin. 

FUHRER c’est ma jeunesse, une partie de mon histoire de Guebwillerois mais aussi de celle de toute la vallée.

FUHRER ferme ses portes. Ainsi le veulent les actuelles  lois du marché et nos nouvelles habitudes de consommation. Malheureusement pour notre ville et tout notre  territoire. 
Nous perdons un peu de notre âme, de notre histoire, de notre identité. 

Je suis en colère quand je vois celui qui prétendait redynamiser le commerce local avec des recettes d’un autre âge et qui ne fonctionnent pas, jamais, nulle part. Les investissements pharaoniques de la Rue de la République et le changement dogmatique du sens de circulation, par exemple, n’ont servi à rien et ont même eu des effets pervers. 

Seule une activité économique retrouvée sur le territoire pourra changer la donne. Et là on retrouve le même : Francis Kleitz chargé du développement économique à la COMCOM. Qu’a-t-il donc fait exactement depuis presque trois ans maintenant? Quelles initiatives a-t-il prises? Quel bilan peut-il afficher dans son domaine de compétences ?
RIEN, strictement RIEN. Cela commence à être de notoriété publique  et irrite de plus en plus les élus et responsables communautaires. La fronde spectaculaire que le maire de Guebwiller a dû subir lors du dernier du Conseil de Communauté est révélatrice d’un  ras le bol généralisé. 

J’observe aussi que ce n’est pas en se  gargarisant simplement de belles  formules comme «commerce de proximité » que l’on fait avancer les choses alors que des parkings standards, fades, banals des zones commerciales ne désemplissent quasiment pas.

Beaucoup de commerçants souffrent, sans doute. En même temps ils sont incapables de se rassembler, de travailler vraiment ensemble sur de vrais projets et non selon des recettes paresseuses et  archaïques. La faute à qui là aussi? Qui a instrumentalisé l’association des commerçants pour en faire une structure politicienne de conquête de pouvoir ?  Qui se révèle une fois élu totalement incapable de mettre en œuvre une politique commerciale dynamique comme il s’y était engagé ? Depuis 3 ans maintenant ;

Notre environnement et nos habitudes commerciales sont sans doute devenus globalement uniformes et insipides. 
Les mêmes d’entre nous qui s’agglutinent sur les  parkings géants pas très loin, pleurent – ou font semblant de pleurer -  quand des commerces disparaissent à Guebwiller. Les mêmes qui exigent de tout avoir sur place font des kilomètres pour une boite de conserve moins chère ailleurs.

La maison FUHRER a été une institution qui, à sa place, à sa façon, avec ses propriétaires et ses personnels a fait de notre ville ce qu’elle est. Je voulais en porter ici le témoignage.

Je voudrais aussi en profiter pour saluer ici certains commerçants, auxquels je pense, qui comme FUHRER font leur métier et bien leur métier. Ils existent et en nombre. On les reconnaît facilement. Ils sont accueillants, positifs, imaginatifs. Leurs magasins ne désemplissent pas. On a plaisir à y aller.


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jeudi 27 octobre 2016

C' est du brutal





La « réaction » de F Kleitz à l’article paru dans la presse relativement au mécontentement des commerçants est un modèle de mauvaise foi et de manipulation qui cache mal les difficultés dans lesquelles il s’empêtre. 
A l’évidence F Kleitz a cédé. Au final c’est maintenant tout et rien et cela aurait pu être évité avec un projet cohérent et concerté. Mais ça...
L’urgence  pour lui est d’occuper l’espace médiatique pour  essayer de faire bonne figure ! Et au point où il en est d’user de très grosses ficelles pour essayer de survivre ... 

Petite explication de texte.

F Kleitz commence par admettre une réalité qu’il qualifie de « polémique » et se présente  aussitôt dans le rôle de sauveur, de Deus ex machina pour poser les choses face à l’urgence. En oubliant bien sûr qu’il en est la cause. C’est l’arrosé qui explique à l’arroseur comment tenir le tuyau !

Il continue par un gros, gros mensonge asséné avec un magnifique culot « le projet s’est construit avec les principaux acteurs concernés » en feignant d’oublier que le manque de concertation est justement LE nœud du problème, suivi d’un magnifique et tout à fait invérifiable « les différentes remarques ont été entendues ». L’énoncé est clair, est net comme une vérité d’évidence sauf que la réalité elle …

Je relève aussi que « les principaux acteurs concernés » et associés ici deviennent quelques lignes plus bas le président de l’association des commerçants. « J’ai personnellement rencontré M Kilzer, président de l’association des commerçants et, après concertation, une solution commune a été trouvée ». Magnifique langue de bois politicienne (personnellement, après concertation) et tentative de sortir d’un mauvais pas par un grand, grand classique : jouer les uns contre les autres, la légitimité contre l’illégitimité. C’est le fameux « diviser pour régner ». Et je n’entre pas ici dans la querelle de la représentativité de l’association en question. 

Extraordinaire aussi le moment où il justifie son choix par des contraintes techniques et de sécurité dans un énoncé passe-partout et interchangeable qui ne signifie absolument rien. Je pense au contraire que les contraintes techniques du nouveau site sont difficiles voire insurmontables. Cerise sur le même gâteau l’exemple des commerçants d’Obernai, taillé sur mesure et incontrôlable, qui me fait penser à une citation caviardée d’une copie de baccalauréat ! 

J’adore le passage où il se donne le beau rôle en évoquant « la » mauvaise alternative  du Parc de la Marseillaise. Autre beau et grand classique qui s’appelle manipulation puisqu’en réalité il y avait « plusieurs » alternatives.

Je raffole du vocabulaire guerrier, des phrases courtes et du mode indicatif (celui des faits réels! Mais oui !) utilisés pour montrer la détermination sans faille et inébranlable de Monsieur le maire. On aboutira  forcément à la pépite  «  La patinoire occupera donc le parvis de l’hôtel de ville » avec un « donc » qui à lui seul vaut toutes les messes.

Et encore de la rouerie dans son plus bel état : « Les arbres, qui devaient être enlevés dans le cadre du projet de réaménagement de la place de l’hôtel de ville en 2017, le seront donc par anticipation ». Superbe passage qui élude la question du bien fondé de l’abattage des arbres puisqu’il entre « donc » dans le cadre « du » projet acquis de réaménagement de la place. J’adore  l’utilisation du mot « enlèvement » en lieu et place de celui de celui d’ « abattage » pourtant approprié mais si brutal. Accessoirement on aura noté que nous sommes dans une démarche maîtrisée et par anticipation. M le maire en bon stratège sait prévoir et anticiper…

Je pourrais continuer comme cela à perte de vue tellement cette « réaction » est de l’ordre d’une grossière manipulation. L’utilisation de ce genre  de méthodes est indigne et déconsidère ceux qui s’y livrent. Elles n’ont pas leur place en particulier en politique et en général  dans une démarche de confiance. Cela s’appelle se moquer du monde. 

Même la formule finale sensée être de l’ordre de souhaits personnels, chaleureux, authentiques est plate et banale. Comme le reste, elle sonne faux ! 


Comme le whisky frelaté des « Tontons flingueurs » c’est du brutal et du grossier !

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